Comédie · 1900

L’illustre théâtre

d’Emmanuel des Essarts

Représentation
≈ 16 min
Distribution
2 femmes, 4 hommes
Répliques
107
Écriture
En vers
Dans l’app
Importable

Distribution

Par ordre d’importance. Temps de parole estimé au débit d’une représentation.

RôleRépliquesTemps de paroleScènesPart du texte
Molière H 19 ≈ 5 min 3
Léonard de Pourceaugnac H 15 ≈ 4 min 2
Jean-Gaspard Trufaldin H 19 ≈ 3 min 4
Béjart H 23 ≈ 2 min 5
Mademoiselle du Parc F 15 ≈ 1 min 4
Madeleine Béjart F 16 ≈ 1 min 5
Qui joue avec qui, scène par scène
Rôle L'Illustre Théâtre
Molière absentabsentabsent
Léonard de Pourceaugnac absentabsentabsentabsent
Jean-Gaspard Trufaldin absentabsent
Béjart absent
Mademoiselle du Parc absentabsent
Madeleine Béjart absent
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L'Illustre Théâtre

Scène 1

Léonard de Pourceaugnac, Jean-Gaspard Trufaldin

Léonard de Pourceaugnac

Reconnaissez enfin que j'ai l'esprit subtil.

Jean-Gaspard Trufaldin

Quand ce maudit bavard me délivrera-t-il ?

Léonard de Pourceaugnac

Avouez que je suis vraiment un habile homme Et que dans leur cerveau tous les docteurs de Rome N'auraient pu concerter meilleur tour de renard. Pour se débarrasser des gens, que Léonard De Pourceaugnac.

À Pourceaugnac.

Jean-Gaspard Trufaldin

Il est superbe d'impudence. Je me serais passé de votre confidence, Mais je vous répondrai qu'en cette occasion Vous n'avez pas commis une belle action. Sur de pauvres acteurs, pleins de verve fantasque, Vous avez déchaîné les sifflets en bourrasque, Sournoisement, feignant d'être leur bon ami ; Et moi, qui ne dis pas les choses à demi, Moi, Gaspard Trufaldin, simple hôtelier, je juge Que vous fûtes l'auteur d'un très vilain grabuge, Et ne voudrais pour rien entrer dans ce mic-mac, Messire Léonard, baron de Pourceaugnac.

Léonard de Pourceaugnac

Ça, maître Trufaldin, pas de mot qui mal sonne! Lorsque je me confie à vous-même, en personne, Sachez-le bien, monsieur le serveur de repas, Je vous offre un honneur...

Jean-Gaspard Trufaldin

Que je n'accepte pas.

Léonard de Pourceaugnac

Holà ! patientez. Ecoutez donc la suite, Quand moi je vous soumets mon plan et ma conduite. C'est l'amour qui me rend de la sorte inventif, Et j'ai fait le trompeur pour le plus doux motif. Sinon, aurais-je pu surmonter cette épreuve ? J'aime, et bientôt je pense épouser une veuve, Madame de Meilhan, qui me trouve accompli. Tout allait pour le mieux, sans obstacle, sans pli ; Mais, parmi les ardeurs d'une flamme idolâtre, J'apprends que les acteurs de VIllustre Théâtre, Comédiens errants venus de l'Angoumois À Limoges, joueront ici tout un grand mois... Un siècle! C'était trop pour mon humeur jalouse !

Jean-Gaspard Trufaldin

Mais quel péril avant la noce.

Léonard de Pourceaugnac

Mon épouse Prochaine, et que j'estime aussi pure qu'un lis, Autrefois, sous le nom d'Estelle de Surlis, Fut une actrice en vogue et vraiment non pareille. Une actrice à Bordeaux.

Jean-Gaspard Trufaldin

C'est un nom qui réveille Ma mémoire.

Léonard de Pourceaugnac

La troupe où brilla mon amour Est celle qui chez nous rêvait ce long séjour Et que mon piège hier fit tomber dans la nasse.

Jean-Gaspard Trufaldin

D'un bois anticipé craigniez-vous la menace ?

Léonard de Pourceaugnac

Non ! Mais j'avais grand'peur que ces comédiens Ne pussent ramener aux souvenirs anciens Mon infante, et troubler d'une vague pensée Du noble Léonard l'auguste fiancée. J'ai juré le départ de tous ces suborneurs D'impertinents conseils malencontreux donneurs. Redoutant à bon droit leur humeur cavalière, Pour sauver mon hymen j'ai fait siffler Molière.

Jean-Gaspard Trufaldin

La troupe de Molière ! Et moi qui la logeais !

Il sort précipitamment.

Léonard de Pourceaugnac

Maintenant que tu sais mes intimes projets, Je m'en vais courtiser ma belle aux bras d'albâtre. J'entends venir messieurs de l'Illustre Théâtre Qui marmonnent avec leurs ramages divers ; Je ne veux rencontrer ces beaux diseurs de vers Qu'à l'heure où pour partir ils franchiront ta porte. Bon vêpre, Trufaldin...

Scène 2

Jean-Gaspard Trufaldin, Béjart, Madeleine Béjart

Jean-Gaspard Trufaldin

Que le diable t'emporte ! Satan puisse étrangler le traître que tu fus ! Mais voici nos acteurs : comme ils ont l'air confus ! Et c'est ainsi qu'un sot peut traiter le génie.

Béjart

Bonjour, Comus.

Madeleine Béjart

Bonjour !

À lui-même en sortant.

Jean-Gaspard Trufaldin

Bonsoir la compagnie ! J'ai l'air de fuir. Je vais avec des soins loyaux Pour tous ces braves gens cuire des aloyaux.

Scène 3

Mademoiselle du Parc, Béjart, Madeleine Béjart

Mademoiselle du Parc

Cet aubergiste affecte une mine bourrue.

Béjart

Il nous ferait jeter dès ce soir dans la rue Que je n'en serais pas certes bien étonné.

Madeleine Béjart

Aussi quel insuccès !

Béjart

J'en reste consterné ; Car nous n'étions pas faits à ces mésaventures. Quel orage ! On eût cru vraiment que les toitures S'écroulaient sur nos fronts, tant la salle en émoi Criait, hurlait !

Mademoiselle du Parc

J'en suis inconsolable.

Madeleine Béjart

Et moi Je voudrais consoler de ces sottes furies Notre ami qui se perd en sombres rêveries.

Béjart

Triste ou gai, c'est toujours l'esprit contemplateur. Il ne sourcillait point, lorsque le spectateur Fit partir les sifflets comme d'une volière. Son maintien assuré disait: « Je suis Molière! » Ses yeux calmes faisaient appel à l'avenir.

Scène 4

Molière, Mademoiselle du Parc, Béjart, Madeleine Béjart

Molière

Pourtant je ne veux pas, ami, vous retenir, Si l'arrêt qu'un public brutal me signifié Venait mettre à néant votre philosophie. Pour la première fois je suis découragé.

Mademoiselle du Parc

Qu'est-ce à dire, patron ? Vous nous donnez congé ?

Molière

Moi vous quitter ! Non pas ! Car vous m'êtes fidèles.

Béjart

Tous, jusqu'à Ragueneau, le moucheur de chandelles.

Molière

Vous, Madeleine, et vous, du Parc, et toi, Béjart, Vous êtes à jamais les frères de mon art. Mais j'attendais bien mieux de cette vieille ville. Au renom élégant, à l'allure civile, Où pour nous accueillir le parler limousin De notre cher Midi nous semblait le cousin. Sous ce ciel bleu soufflait une brise d'Espagne. Et maintenant pour nous quelle entrée en campagne ! Comment poursuivre encore, après de tels décris, La saison qui devait nous mener à Paris ! C'est le char de Thespis qui s'embourbe en province.

Béjart

Monseigneur de Conti, ce magnifique prince, T'a promis un début au Louvre, chez le Roi.

Molière

Mais qui pouvait prévoir ce brusque désarroi, Quand plus d'une cité nous fut hospitalière ?

Madeleine Béjart

Montpellier.

Mademoiselle du Parc

Pézenas !

Béjart

Où notre cher Molière, Chez le barbier loquace, assis dans un fauteuil. Observait les chalands d'un rapide coup d'oeil.

Madeleine Béjart

Avignon qu'égayaient les brunes Comtadines !

Mademoiselle du Parc

Béziers où les beautés ont des façons badines !

Béjart

Pays de rires prompts et surtout de bons vins !

Molière

Pays d'espoirs sans borne et de songes divins !

Béjart

Faut-il qu'un seul échec ainsi te déconcerte !

Molière

Du glorieux Paris la route était ouverte. Elle se ferme, hélas ! Car l'affront ressenti Peut nous aliéner le prince de Conti. Je le sais défiant et ce doute m'atterre.

Madeleine Béjart

Un prince qui vous eût choisi pour secrétaire !

S'exaltant.

Molière

Hier, mais aujourd'hui... Paris où j'ai rêvé Par moi seul le théâtre antique relevé ! Paris, ville natale, où j'espérais sans faute Restaurer l'art profond de Térence et de Plaute, Opposant le modèle humain au mascaron Que laisse grimacer l'art grossier de Scarron. Paris ! Où j'entrevis, devançant les années, Le rajeunissement des Muses surannées, L'épanouissement de la Thalie en fleur, Quand j'allais écouter comme un ensorceleur Tabarin et saisir la gaîté qui pétille Au jeu naïf et vrai du gros Gautier Garguille, Ou quand je m'oubliais à recueillir les sons Des violons voisins de l'hôtel de Soissons ! C'est bien là que parmi les folles et les sages Mes vingt ans ont tenté dé francs apprentissages. On m'a prédit la gloire en plus d'un cabaret Où trônait Saint-Amant assisté de Faret. J'étais né Poquelin, et, couronné de lierre, Les poètes buveurs m'ont baptisé Molière ! Molière ! Je voulais perpétuer ce nom Par de fades rondeaux riverains du Lignon Non pas, mais par des vers aux cadences hardies, Amples alexandrins de larges comédies, Hérauts retentissants du Bien, oui, par des vers Persécuteurs des sots, punisseurs des pervers, Et proclamant enfin, sans pose doctorale, La vérité virile et la saine morale. Je faisais, dans mon rêve immense, illimité. Tenir la vie entière et la société... Et ce rêve, aspirant aux sphères éternelles, Tombe sur des tréteaux et se brise les ailes !

Madeleine Béjart

Pauvre ami !

Béjart

Ça, Molière, il faut te remonter, Ressaisir ta vaillance ordinaire, et dompter Par de nouveaux efforts l'inconstante fortune !

Mademoiselle du Parc

Hâtons-nous de quitter une ville importune Où rien à notre abord ne fut aimable et bon.

Madeleine Béjart

Ici pas un bouquet !

Mademoiselle du Parc

Ici pas un bonbon !

Madeleine Béjart

Pas vin jeune seigneur roucoulant sous la fraise Un sonnet dont on rit et dont on est fort aise !

Mademoiselle du Parc

Pas un seul bel-esprit vous offrant le régal D'un dizain louangeur ou d'un fin madrigal !

Béjart

Nous devons excepter de ce vaste anathème Un galant qui nous prise, un lettré qui nous aime, Le baron Léonard de Pourceaugnac ! En lui J'ai pleine confiance.

Madeleine Béjart

Il respire l'ennui.

Mademoiselle du Parc

Il ferait fuir l'amour.

Molière

Il paraît faux et louche.

Béjart

Ce n'est pas le rival joyeux de Scaramouche, Soit, ni le favori du petit dieu malin, Mais je le crois loyal.

Molière

Je le sens patelin.

Béjart

En attendant, voici l'hôtelier qui dévale Vers nous, et qui sans doute à fort bref intervalle. Criant sa note avec des gestes furibonds, Nous exterminera comme des vagabonds.

Scène 5

Jean-Gaspard Trufaldin, Molière, Béjart, Madeleine Béjart, Mademoiselle du Parc

Aux acteurs.

Jean-Gaspard Trufaldin

Quelque mauvaise idée éclôt dans leur cervelle. Ils me jugent arabe et turc... Je me révèle Ami des arts, Salut à nos comédiens. Je craignais de troubler vos doctes entretiens. Je n'ai qu'un mot à dire et je vais disparaître.

Molière

Voilà donc ton quart d heure, ô Rabelais mon maître !

Béjart

Ce roi des marmitons me paraît exigeant : Il va vous demander son dû.

À Trufaldin.

Molière

J'ai de l'argent. Rassure-toi ! Bonhomme, apprêtez votre note !

Jean-Gaspard Trufaldin

Pour qui me prenez-vous, Monsieur ? Une linotte Pourrait seule ignorer, méconnaître l'honneur Que j'eus de vous loger. Aucun puissant seigneur, De ses pages nombreux devançant la filière, N'obtiendrait les égards que je dois à Molière. Je suis un connaisseur et date de longtemps. J'habitais à Paris et j'ai pendant vingt ans D'applaudir les acteurs gardé le privilège.

Béjart

Que faisiez-vous

Jean-Gaspard Trufaldin

J'étais un portier de collège Et n'ai guère changé d'offices diurnaux En quittant les gradus pour prendre les fourneaux ; Car, avec plus de peine et surtout de lésine. Je fricassais alors du latin de cuisine.

Molière

Ah ! Le plaisant compère !

Madeleine Béjart

Oh ! L'hôtelier badin !

Mademoiselle du Parc

Et tu t'appelles ?...

Jean-Gaspard Trufaldin

Jean-Paul-Gaspard Trufaldin, Pour vous servir !

Molière

Beau nom qu'aussitôt je dédie À mon oeuvre prochaine, alerte comédie Que nous jouerons bientôt dans les murs de Lyon.

Béjart

À merveille ! Voilà le réveil du lion.

Madeleine Béjart

Nous te devons, Gaspard, ce retour de Molière A l'espérance, à la vaillance familière.

Mademoiselle du Parc

Sois notre ami !

Béjart

Partage, avec mons Pourceaugnac Notre coeur.

Jean-Gaspard Trufaldin

S'ils savaient tout le fond de son sac !

Béjart

Je vois venir ce cher Pourceaugnac... Quelle fête !

Madeleine Béjart

Quel air penaud !

Mademoiselle du Parc

Serait-ce une méchante bête ?

Molière

C'est un fourbe pris à son piège, un imposteur. Croyez en cette fois mon regard scrutateur ! Ainsi que le chevreau courant vers le cytise, Souvent l'hypocrisie attire la sottise.

Scène 6

Léonard de Pourceaugnac, Madeleine Béjart, Mademoiselle du Parc, Béjart, Jean-Gaspard Trufaldin, Molière

Léonard de Pourceaugnac

Ah ! Je suis furieux et viens me consoler À voir ces histrions prestement détaler, Sans doute humiliés par la morne lacune Qu'établit dans la bourse une absente pécune, Je suis furieux ; car je leur dois mon malheur.

Madeleine Béjart

Approchez,damoiseau !

Mademoiselle du Parc

Beau mignon cajoleur, A faire votre cour vous ne semblez pas leste.

Béjart

Qu'avez-vous, Léonard ?

Jean-Gaspard Trufaldin

Quoi ?

Léonard de Pourceaugnac

J'enrage et je peste. Oui ! J'allais épouser une veuve aux beaux yeux, Un trésor, je l'avoue, encor plus radieux, Madame de Meilhan qui fut votre compagne.

Jean-Gaspard Trufaldin

Il ne possédera ses châteaux qu'en Espagne.

Léonard de Pourceaugnac

Cette veuve, autrefois Estelle de Surfis, Que je m'habituais à nommer ma Philis, À l'instant, par un mot formel, me congédie. Un traître, dont je veux punir la perfidie, M'aurait, dans un poulet à ma belle adressé, D'un je ne sais quel crime en secret dénoncé, Et je suis un coupable aux yeux de la marquise Qui faisait de mon coeur une place conquise. Moi qu'elle avait si vite accueilli comme un preux, Elle me chasse ainsi qu'un gothique lépreux. Mon coursier choppe au but, ma nef échoue en rade, Et je suis expulsé par votre camarade.

Molière

Le pauvre homme !

Léonard de Pourceaugnac

Plaignez-moi ! Je cours au trépas. J'ai dit...

Béjart

L'infortuné !

Jean-Gaspard Trufaldin

Mais ce qu'il ne dit pas, Ô Molière promis à la gloire immortelle, C'est le sens du billet reçu par son Estelle Et qui fut à coup sûr un bon avertisseur. Ce billet justicier décelant sa noirceur Fut rédigé par moi d'après sa confidence.

Molière

Je l'eusse parié !

Léonard de Pourceaugnac

Lamentable imprudence !

Jean-Gaspard Trufaldin

Cet homme qui vous a choyés, ce Léonard Qui, flatteur, vous a pris dans son lourd traquenard. Était votre ennemi. Par lui fut déchaînée D'aboyeurs à sa solde une meute effrénée. Il vous aurait offert de l'encens et des fleurs, Mais c'est lui qui paya la clique des siffleurs, C'est lui qui soudoya l'éphémère cabale.

Béjart

Visigoth !

Madeleine Béjart

Ostrogoth !

Mademoiselle du Parc

Lestrygon !

Jean-Gaspard Trufaldin

Cannibale !

Molière

Fourbe ! Tu ne vaux pas nos trop justes mépris Et pourtant je te dois ta place aux piloris.

Béjart

Il la mérite bien, car, sans cet aubergiste, Nous étions victimes par ce moderne Egisthe.

Léonard de Pourceaugnac

Être ainsi bafoué devant tous ces témoins !

Madeleine Béjart

Allez courir la veuve !

Mademoiselle du Parc

Allez manger vos foins !

Léonard de Pourceaugnac

Je fuis...

Se tournant vers les comédiens.

À Pourceaugnac.

Pourceaugnac sort, affolé.

Molière

Ne fuyez pas avant que je n'imprime Sur ce front orgueilleux le stigmate d'un crime : Car une forfaiture est un crime éternel. Vous nous aviez offert votre appui fraternel ; Vous nous avez trompés... Je me charge du reste ! Je veux le châtier comme un nouvel Oreste, Un Oreste bouffon pour qui j'inventerai Non l'antique Euménide au fouet exaspéré, Mais, lancés à sa piste en guise de sicaires, Des matassins vengeurs et des apothicaires. De notre éloignement vainement tu te ris. Je saurai te reprendre, ô traître, dans Paris Et t'immortaliser par d'étranges postures, Gentillâtre promis aux seringues futures !

Béjart

Il faut donner la chasse à cet ardélion.

RIDEAU.

Molière

Non ! Maintenant, amis, en route pour Lyon ! Là nous réparerons notre échec de Limoges Par une ample moisson de lauriers et d'éloges. Et je ferai jaillir de mon front enhardi, Tout prêts à s'envoler, les vers de L'Étourdi !...

Texte : Théâtre classique, édition de Paul Fièvre, licence CC BY-NC-ND 4.0. Reproduit sans modification ; distribution et mise en page : Réplique.

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