Un Trait de Moliere, Prologue
Scène 1
Dalnas
Le Théâtre représente un salon.
Avançant en scène.
Dalnas
Tant pis pour lui, ma fille, il faut que votre amant Se trouve au rendez-vous fixé pour ce moment ; Dans trois quarts d'heure, au plus, sans appel, je prononce. Hein !... Il est à Versailles. En ce cas il renonce En faveur d'un rival, au bonheur d'être époux. Plaît-il ?... Que je l'attende ! À pareil rendez-vous, On ne doit pas manquer ; non ! S'il était mon gendre, Passe ; je concevrais qu'il pût se faire attendre. Ah morbleu ! De mon temps, ces amoureux transis, Dans leurs tièdes amours constamment indécis, Près de nos vert-galants n'auraient pas fait fortune ! Qu'on ait peur de l'hymen, dont la chance commune Est de charger d'ennuis un front humilié ; Je le comprends fort bien, moi qui fus marié. Mais quand on est épris des charmes d'une belle, Quand on craint un rival, quand le démon s'en mêle ; Enfin, qu'il faut conclure ou s'avouer vaincu ; J'aimerais encor mieux cent fois être... battu ! Le tour de Bellerose est sanglant pour Julie : Il demande sa main, et bientôt il oublie Le jour, l'heure fixée et la condition Qui doit déterminer ma résolution. Je le plains : mais la chose est par trop singulière. Le sort me favorise en secondant Molière : C'est en vain que ma fille a rejeté ses voeux, Molière est justement le gendre que je veux. Quel talent créateur ! Quelle verve féconde ! Comme il observe et peint le peuple et le grand monde î Molière, dans son art, s'immortalisera ; En le connaissant mieux, ma fille l'aimera ; Et quel espoir charmant ! D'admirateurs remplie, Ma maison deviendra le temple de Thalie !...
Scène 2
Julie, Dalnas
Julie
Mon père, il ne vient pas ! Je ne puis concevoir...
Dalnas
De vos charmes l'ingrat méconnaît le pouvoir. La belle occasion, ma foi, pour une femme !
Julie
De quoi ?
Dalnas
De vous venger.
Julie
Ah ! J'ai lu dans son âme ! À de puissants motifs Bellerose a cédé. Croyez que son devoir aura seul commandé ; Avec moins de rigueur jugez-le, je vous prie.
Dalnas
Se mettre à voyager le jour qu'on se marie ! Non, je n'en reviens point !...
Julie
S'il m'eût voulu tromper, De rassurer mon coeur, à quoi bon s'occuper ? Une affaire imprévue à Versailles l'appelle ; Son valet, ce matin, m'en porte la nouvelle, Je ne peux en tirer d'autre explication ; Mais je lui sais bon gré de cette attention ; Et cette attention, dans le siècle où nous sommes, Doit compter pour beaucoup, quand on connaît les hommes.
Dalnas
Ainsi donc votre espoir se fonde encor sur lui ; Vous croyez qu'il tiendra sa parole aujourd'hui, Et que nous l'allons voir arriver ?...
Julie
Oui, mon père.
Dalnas
Moi, qui vous parle net, d'honneur, j'en désespère ; Et d'un brusque départ l'avis mystérieux Ne peut cacher pour nous qu'un but injurieux.
Julie
C'est ce que nous verrons ! D'ailleurs, mon mariage D'un aussi court délai n'éprouve aucun dommage ; Bellerose, au plus tard, ce soir doit revenir.
Dalnas
J'ai fait une promesse, et je veux la tenir. De quel front, quand Molière en ce lieu va se rendre, Lui dirai-je : Monsieur, il faut encore attendre ; Il plaît à Bellerose, au moment d'épouser, De partir pour Versailles et d'aller s'amuser : Vous reviendrez demain...
Julie
Ayez de l'indulgence.
Dalnas
C'est, jusques à l'excès pousser l'impertinence ! Aux gens que l'on estime on ne doit pas manquer.
Julie
Quel intérêt a-t-il, mon père, à vous choquer ?
Dalnas
Après tout, Bellerose est si loin de Molière.
Julie
Ils suivent tous les deux une même carrière.
Dalnas
Mais la distance est grande entre ces deux rivaux ! De Bellerose à peine on cile les travaux; Tandis que de Molière on admire la touche, Le style varié qui nous charme et nous touche, Le secret d'émouvoir de vives passions, De créer des effets, des situations Où des moeurs et des temps la fidèle peinture Dans le comble de l'art nous fait voir la nature !
Julie
Bellerose est par vous estimé comme acteur.
Dalnas
Oui, d'accord ; mais Molière est un sublime auteur ; Et Dalbans s'y connaît...
Julie
Le doute est impossible. Je suis, à son mérite, également sensible. D'une brillante plume en sa facilité, J'admire l'éloquence et la fécondité ; Je le tiens pour auteur éminemment comique ; Nul ne peut égaler sa verve dramatique. Vingt fois, en écoutant ses vers délicieux, J'ai senti, malgré moi, des pleurs mouiller mes yeux ; Et bientôt, partageant la gaîté qu'il inspire, Au sel de ses bons mots, je me pâmais de rire. Son savoir est divin !...
Dalnas
Tu te rends, quel beau jour !
Julie
Pourtant il n'a pas su me donner de l'amour.
Dalnas
Oui-da ! Mademoiselle est donc bien difficile ?
Julie
Au pouvoir du génie on peut être docile, Sans que l'heureux talent qui sut nous enivrer Possède le secret de se faire adorer. Souvent même, au hasard, de son coeur on dispose ; Le mien, vous le savez, a choisi Bellerose.
Dalnas
Nous saurons triompher de votre entêtement !
Julie
Le moyen est aisé : donnez-moi mon amant.
Dalnas
Refuser un Molière ! Un grand homme !
Julie
Eh sans doute ! Ne m'avez-vous pas dit que l'amour n'y voit goutte ?
Dalnas
L'amour doit quelquefois céder à la raison ; Et je veux un génie au moins, dans ma maison.
Julie
S'il fallait un génie à toutes les familles, Que de femmes d'esprit qui seraient encor filles !
Dalnas
Trêve d'objections ! Bellerose a souscrit Au jugement qu'ici doit porter mon esprit. Molière, devant nous, viendra plaider sa cause, Et...
Julie
Vous ne voulez pas attendre Bellerose ?
Il sort.
Dalnas
Non parbleu ! Son départ le condamne à moitié ; S'il ne se défend pas, je l'exclus sans pitié. Mais on frappe ! Attendez.... C'est peut-être Molière.
Scène 3
Julie
Elle s'approche de la porte, recule d'un pas quand Molière paraît et le salue.
Julie
Sa façon de juger, toute particulière, Inquiète mon coeur plus qu'on ne penserait. À sa prévention il me sacrifierait ; Et pourtant je connais sa bonté paternelle. Mais que fait Bellerose ? Ah ! L'attente est cruelle, En de pareils moments !... On vient... Si c'était lui !
Scène 4
Dalnas, Molière, Julie
Dalnas
Nous allons en finir, je l'espère, aujourd'hui.
Molière
Tant mieux, mon cher Dalbans. Tope !... Ah bonjour, Julie ! Qui vous a vue hier vous revoit plus jolie. Trop heureux le mortel qui vous possédera !
Julie
Qui sait ? Peut être un jour il s'en repentira.
Molière
Il est pour conjurer les planètes fâcheuses, Mesdames, un moyen : c'est de vous rendre heureuses. Ah ! Si les soins touchants prévenant vos désirs ; L'art de multiplier vos innocents plaisirs ; Un zèle qui jamais ne cherchera d'excuses ; Tous les moments, enfin, que je dérobe aux muses, Consacrés à servir et Julie et l'amour, Peuvent vous inspirer quelque tendre retour, L'hymen doit préparer pour moi ce doux salaire !
Julie
Monsieur, c'est beaucoup trop de peine pour me plaire.
Dalnas
Ne perdons pas de temps en frivoles discours ; Mon cher...
Molière
De mes travaux acceptant le secours, Je ne puis oublier qu'aux maris difficiles J'ai donné des leçons qui me seront utiles. Les tyrans soupçonneux, les bourrus, les jaloux. Pour captiver un coeur employant les verrous, D'un sexe dont l'amour naît dans la confiance, En osant l'outrager méritent la vengeance. Je prétends enchaîner, par de plus doux liens, Celle qui daignera joindre ses jours aux miens. Est-ce pour s'affliger, d'ailleurs, qu'on se marie ? Je veux, dans ma maison, qu'on s'amuse et qu'on rie. L'ordre doit présider à ces délassements, Et les soins du ménage ont aussi leurs moments ; Mais nous suivrons les bals, les spectacles, les fêtes ; Ma femme, je l'espère, y fera des conquêtes ; Et je rirai de voir un galant confondu Sous de brillants atours deviner la vertu. La gaîté, la santé, nos compagnes fidèles, Du temps qui passe et fuit ralentiront les ailes. Jusques dans nos vieux jours, encor frais et dispos, Faute d'autres plaisirs, goûtant ceux du repos, Nous sèmerons de fleurs le chemin de la vie : Voilà quels sont mes voeux et ma philosophie.
Dalnas
Fort bien !
À part.
Julie
C'est de l'hymen un séduisant tableau, Et d'un savant poète il trahit le pinceau ; Mais hélas !
Molière
De mon coeur écoutez le langage.
Dalnas
Occupons-nous d'abord de votre mariage. Entre un rival et vous je vais fixer mon choix. D'un juge impartial pour obtenir la voix, Quels titres avez-vous ?
Molière
Ils sont en petit nombre.
Dalnas
Ce n'est pas le moment d'ensevelir dans l'ombre... Veuillez vous expliquer.
Molière
Convient-il, entre nous ?...
Dalnas
Je l'exige, Monsieur.
Julie
Cependant...
Dalnas
Taisez-vous !
Molière
Souvent, dans les écarts d'une muse folâtre, Par des lazzi forcés égayant le théâtre, On m'a vu, du bon goût, exciter les clameurs, J'en conviens. Mais du peuple étudiant les moeurs, Et pour les châtier, voulant le faire rire, Je payai ce tribut au genre qui l'attire. Il fallait, dans l'espoir de frapper sa raison, Éclairer son esprit par la comparaison, Et non pas le mener par des routes hardies. Qui l'auraient tout à coup fait fuir mes comédies. Quand j'esquissai les traits du monde et de la Cour, Empruntant les couleurs d'un plus brillant séjour, Ajustant mes tableaux à ce cadre plus vaste, Des petits et des grands j'offris l'heureux contraste. Le faux goût empesé, les airs prétentieux, Et les sottes façons de nos ambitieux ; Les pédants, les flatteurs, les maris bénévoles ; Les sémillants marquis et les coquettes folles ; Des timides Agnès le modeste maintien, Respirant l'innocence, et nous trompant si bien ! Le perfide savoir des enfants d'Esculape ; L'orgueil des parvenus, les fripons qu'on attrape ; Tous les sots, tous les fous qui tombaient sous ma main : Je n'épargnai personne ! Et dans le coeur humain, De ses replis profonds découvrant les mystères, Pour les mieux corriger, je pris mes caractères.
Dalnas
Vous n'avez pas, je crois, nommé votre Imposteur, (*) Ce chef-d'oeuvre accompli d'un talent créateur, Dont chaque vers renferme un sens qui nous étonne ?
Molière
S'il vaut à son auteur les peines qu'il me donne, Quels destins glorieux lui sont déjà promis ! Mon Tartuffe, en naissant, m'a fait mille ennemis. Son seul titre soudain d'une puissante ligue Unit les éléments. Le mensonge, l'intrigue, Les fourbes, les cafards, au mal toujours ardents, Armèrent contre moi leurs griffes et leurs dents. J'étais, à les entendre, un homme abominable, Un suppôt de l'enfer, envoyé par le diable ; Un monstre, sans honneur et sans religion, Qu'il fallait assommer. De la contagion Tous les cagots atteints à l'envi cabalèrent ; Jusqu'aux enfants de choeur après ma pièce hurlèrent. Si d'Espagne on eût pu mander l'inquisiteur, Et brûler saintement le livre avec l'auteur ; Quel innocent plaisir pour ces âmes chrétiennes De me suivre au bûcher, en chantant des antiennes ! Par bonheur pour ma peau, ce grand zèle étouffé N'obtint pas la faveur de mon autodafé. Je venais d'arracher dans mes lignes proscrites À l'erreur son bandeau, leur masque aux hypocrites ; C'était-là tout mon crime ; il offensait les sots... « Tant de fiel entre-t-il dans l'âme des dévots ! » Mais l'ignorance envahi criait au sacrilège. Bientôt de la raison l'auguste privilège Sur les coeurs généreux fit éclater ses droits ; La Sagesse est assise au trône de nos rois. Un digne protecteur des libertés publiques, Écartant des autels les fureurs fanatiques, Un monarque pieux et surtout éclairé Loua les sentiments qui m'avaient inspiré. Le Tartuffe reprit son rang près des ouvrages Qui des hommes de bien méritent les suffrages ; Et, si je ne m'abuse en ma crédulité, Il est mon plus beau titre à la postérité !
Dalnas
Elle vous était due, ami, cette victoire.
Molière
Quand aux pieds de Julie on dépose sa gloire, Peut-on jamais avoir d'autres voeux à former !
Julie
Que je souffre !
Dalnas
On n'a pas besoin de s'informer Si ma fille est pour vous d'accord avec son père.
Molière
Est-il vrai ?
Dalnas
Parlez donc.
Haut.
Julie
Comme il me désespère ! On a frappé !
Dalnas
Voyons.
Julie
Je ne puis plus douter..
Scène 5
Un Messager, Dalnas, Molière, Julie
Il tire avec peine un paquet de sa poche.
Un Messager
À vous-même, Monsieur, on m'a dit d'apporter
Dalnas
Et quoi donc ?
Un Messager
Ce paquet.... Il contient quelque chose.
Dalnas
Donne.
Un Messager
C'est de la part de Monsieur Bellerose.
Molière
Bellerose !
Julie
Grand Dieu !
Dalnas
De Versailles envoyé, Dis combien je te dois.
Il sort.
Un Messager
Monsieur, je suis payé.
Scène 6
Dalnas, Julie, Molière
Il lui donne le paquet ouvert.
Dalnas
« Pour remettre à Julie »... À vous Mademoiselle.
Haut.
Julie
Je tremble d'y trouver quelque triste nouvelle. Permettez-vous, Messieurs ?...
Julie ouvre la lettre. Son père et Molière l'observent.
Molière
N'êtes-vous pas ici Chez vous !
Dalnas
Comme son front soudain s'est obscurci !
À la lecture de la lettre, on voit Julie s'émouvoir, s'attendrir ; sa poitrine est oppressée. Enfin, la sensibilité l'emporte, elle laisse couler ses pleurs.
Molière
Vraiment !
Dalnas
Pourquoi pleurer, quand Monsieur vous propose ?...
Julie
Son écrin ; ses bijoux ! Ah ! Mon cher Bellerose !
Dalnas
Sur ce mystère enfin, quel éclaircissement ?..
Elle lit.
Julie
Ô mon père, écoutez, et jugez mon amant. « Je viens de perdre un ami tendre, Qui fut bon camarade et me servit d'appui ; Sa famille sans bien n'existait que par lui. À mon devoir je vais me rendre. Ce soir, un bénéfice à Versailles obtenu, M'offre l'heureux moyen d'adoucir la misère De ceux dont je deviens le père. Pardonnez si l'amour ne m'a point retenu ; Mais dussé-je, par mon absence, Renoncer à Julie, à, sa main, au bonheur, Je me dois tout entier à lu reconnaissance, Et j'honorerai ma douleur ! »
Molière
Bellerose, à ce trait je dois te reconnaître.
Dalnas
Elle m'a tout ému, votre maudite lettre !
À son père.
Julie
Il est digne, Monsieur, d'avoir votre amitié. Ne vous défendez pas d'une noble pitié ; Et qu'il obtienne enfin toute votre tendresse, Mon père ! Cet écrin, ces bijoux qu'il m'adresse, Prouvent l'attention d'un coeur compatissant. De ces infortunés si le besoin pressant, M'écrit-il, plus d'un jour ne pouvait pas attendre, Pour soulager leurs maux, il faut les faire vendre. Voilà, pour obliger, comme il n'a rien à lui !
Molière
Il ne ressemble guère aux amis d'aujourd'hui.
Avec moins d'élan.
Elle lit.
Après un repos.
Julie
Quand on doit décider du destin de Julie, L'amitié le réclame ; il s'éloigne, il s'oublie ; Son bonheur n'est plus rien, son devoir est sa loi. Il n'a pour vous fléchir de défenseur que moi, Qu'une fille, et ma crainte en est la preuve encore, Soumise aux volontés d'un père qu'elle adore, Prête à s'immoler même en ce pressant danger, Et qui préférerait mourir que l'affliger. Et pourtant quels regrets, dans cette conjoncture, De désunir deux coeurs, formés par la nature Pour les mêmes vertus, pour les mêmes plaisirs ! Dont les nobles penchant et les simples désirs Ne voyaient la fortune et ses dons et ses charmes Que dans l'heureux pouvoir d'essuyer quelques larmes ! On peut forcer nos coeurs et rompre nos serments ; On n'effacera point de pareils sentiments... Mais qu'obtiendrait, hélas ! Ma plaintive éloquence ? Je l'aime, il en est digne, et voilà sa défense ! Ah ! Trop peu confiant dans l'espoir qu'il nourrit, Voici ce qu'il ajoute au bas de cet écrit : « Si rejetant votre prière. Malgré vous insistait Molière, Je dois me résigner à mon destin fatal, Et ne plus vous voir de ma vie. Comment triompher d'un rival Qui n'en a point de son génie ! Détournez ce malheur, Julie ; Y penser me fait trop de mal. »
Molière
C'en est assez, Dalbans ; il faut rendre justice À qui l'a méritée, et se montrer propice Aux penchants généreux dont s'honore un bon coeur. Bellerose est par moi proclamé mon vainqueur. Avec plaisir ici ma franchise s'explique : Croyez que le plus beau chef d'oeuvre dramatique Ne peut jamais valoir une bonne action.
Elle passe entre Dalbans et Molière.
Julie
Ah ! Monsieur.
Dalnas
Je me rends à la réflexion. Bellerose obtiendra sa douce récompense, Et je veux à l'amour unir la bienfaisance.
Montrant l'écrin.
Julie
Il sera mon époux ! Ô moment fortuné ! Je vole exécuter l'ordre qu'il a donné.
Il lui remet une bourse.
Molière
Un moment ! Mes amis, ce soir je vous invite À venir voir Tartuffe. En mon nom je m'acquitte D'une dette d'honneur. Je prétends avancer L'argent qu'entre vos mains Tartufe doit placer ; Je le joins au bienfait d'une âme peu commune. Belle Julie, allez secourir l'infortune. Que Tartuffe aujourd'hui soit utile au malheur ; Et pour le soulager, voici ses droits d'auteur