Pièce · 1865

Le pot de confitures

d’Alfred Guillon

Représentation
≈ 17 min
Distribution
1 femme, 3 hommes
Répliques
146
Écriture
En prose
Dans l’app
Importable

Distribution

Par ordre d’importance. Temps de parole estimé au débit d’une représentation.

RôleRépliquesTemps de paroleScènesPart du texte
Guignol H 51 ≈ 7 min 5
Octave H 68 ≈ 7 min 7
Casssandre H 10 ≈ 2 min 2
Mademoiselle Émilie F 17 ≈ 2 min 2
Qui joue avec qui, scène par scène
Rôle Le Pot de Confiture
Guignol absentabsentabsent
Octave absent
Casssandre absentabsentabsentabsentabsentabsent
Mademoiselle Émilie absentabsentabsentabsentabsentabsent
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Le Pot de Confiture

Scène 1

Casssandre, Octave

Octave entre.

Casssandre

Octave ! Mon fils ! Venez ici. Savez-vous que je fuis dans une grande colère ?

Octave

Contre moi, mon père ?

Casssandre

Non pas contre vous» mon ami; mais contre ce domestique que vous m'avez fait prendre il y a quelques semaines. C'est un gourmand fieffé... Rien ne lui échappe... le vin... le sucre... les fruits, tout est au pillage chez moi. Hier encore, nos voisines Mesdames de Saint-Rémi Sont venues faire une visite au château : j'ai voulu leur offrir des confitures ; il n'y avait pas un pot entier ; et qui les avait entamées ? C'était lui, c'était Monsieur Guignol.

Octave

Cela n'est pas possible, mon père.

Casssandre

Cela est certain... Je suis sur de mes autres domestiques, et je l'ai déjà pris sur le fait... C'est affreux... Je ne veux plus d'un pareil drôle.

Octave

Mon père» votre sévérité m'afflige beaucoup... Vous savez que ce pauvre Guignol a été placé chez vous par Mademoiselle Émilie, la fille de votre ami, de votre voisin, Monsieur Desessart. Avec votre permission, j'ai demandé il y a peu de temps la main de Mademoiselle Émilie, j'espère une réponse favorable ; mais enfin elle ne m'est pas encore donnée... Si vous renvoyez dans un pareil moment le protégé de MademoiSelle Émilie, elle se fichera, elle me repoussera, mon mariage fera manqué et je serai au désespoir.

Casssandre

Certainement j'approuve beaucoup ton projet de mariage avec Mademoiselle Émilie, qui est charmante... mais je n'y vois pas une raison pour que ma maison soit au pillage... Je veux des domestiques fidèles. Ton Guignol est intolérable.

Octave

Mon père, encore un peu de patience !

Il sort.

Casssandre

Ma patience est à bout... Je vais faire des visites dans le voisinage» je rentrerai ce foir. Il faut que Guignol parte... Si je le retrouve à mon retour? je le chasserai moi-même, et avec un bon bâton, quand Mademoiselle Émilie et toute sa famille devraient en être furieuses.

Scène 2

Octave

Il appelle.

Octave

Mon père est fort irrité, je crois bien qu'il n'a pas tout à fait tort... Je me suis plus d'une fois aperçu de la gourmandise de Guignol... Mais comment faire accepter son renvoi par Mademoiselle Émilie ? Appelons-le et donnons-lui une bonne semonce... Peut-être cela suffira-t-il. Guignol ! Guignol !

Scène 3

Guignol, Octave

Guignol

Maître, je suis t'à la cave.

Octave

À la cave ! Qu'y fais-tu ?

Guignol

Je mets du vin en bouteilles.

Haut.

Octave

C'est-à-dire que c'est à présent le tour du vieux bourgogne de mon père. Monte tout de suite, j'ai à te parler.

Guignol

Je viens... mais je peux pas fermer le robinet... Ces robinets de Saint-Claude sont durs comme du fer... Ils perdent beaucoup.

Octave

Monte donc ?

Guignol

Je suis obligé de le fermer avec les dents.

Octave

Ah ! Je vais te faire monter.

Guignol

Voilà ! Voilà ! Petit maître... Je me rends t'a vos ordres... Que qu'y a ?

Octave

Voilà près d'une heure, Monsieur, que je vous appelle.

Guignol

Y fallait ben le temps de monter les édegrés.

Octave

Vous avez eu le temps de les compter.

Guignol

Y en a trente-deux et demie, en comptant la petiote.

Octave

C'est bien !... Veuillez, Monsieur, me regarder en face.

Guignol

Je peux pas vous regarder de travers, je suis pas louche.

Octave

Que voyez-vous sur mon visage ?

Guignol

Je vois un joli garçon avec de jolies petites mustaches.

Octave

Ce n'est pas cela que je vous demande. Vous devez voir sur mon visage la colère et l'indignation.

Guignol

Je connais pas ces personnes-là !

Octave

Je vais me faire comprendre. Mon père m'a chargé de vous mettre à la porte.

Guignol

Oh ! Je crains les courants d'air ; puis j'ai pas de goût pour être portier, on est trop esclave.

Octave

Mon père te chasse.

Guignol

Il me prend donc pour un lièvre... Puis il peut pas, la chasse est pas ouverte,

Octave

Il ne veut plus de toi.

Guignol

Il veut plus de toit ! C'est bien facile de le contenter ! Donnez-moi un moment ; je grimpe en haut, et dans une heure il n'y aura plus une tuile sur la maison.

Octave

Tu fais le plaisant, mais cela est sérieux. Mon père est très mécontent de ton service, et il n'en veut plus.

Guignol

Et pourquoi donc ça, petit maître ?

Octave

Parce que tu es le plus fieffé gourmand que la terre ait jamais porté.

Guignol

Oh ! Monsieur ! Pas gourmand» Guignol... J'aime que la soupe de farine jaune et le fromage fort.

Octave

Tu ne bois pas non plus ?

Guignol

Rien que de l'eau... Comme une petite grenouille..

Octave

Nous avons malheureusement la preuve de ta gourmandise. Hier, des dames sont venues faire visite au château ; mon père a voulu leur faire offrir des confitures... Il n'y avait pas un pot entier.

Guignol

Le confiseur tes avait pas remplis. Y a si peu de bonne foi dans le commerce à présent.

Octave

N'accuse pas le confiSeur... Le coupable s'était trahi ; on voyait la trace de Ses doigts.

Guignol

Par exemple !;.. Je les avais touchées qu'avec la langue.

Octave

Tu l'avoues donc, malheureux !

Il se soufflette et se cogne contré te montant.

Guignol

Gredine de langue, scélérate, va ! Je te loge, je te nourris et te parles contre moi ! Sois tranquille !

Octave

Drôle ! Je te ferai périr sous le bâton.

Guignol

Petit maître, j'y retournerai plus... J'en ai mangé un petit peu, si petit... si petit... Puis, que je mange des confitures ou du fromage, c'est bien toujours la même chose.

Octave

Je ne fais qui me retient...

Guignol

Tapez, maître, tapez, j'ai bon dos ; mais ne me renvoyez pas. Mamselle Émilie vous priera pour moi.

Octave

Mon père veut que je te chasse.

Guignol

Oui, mais Mamselle Émilie veut que vous me gardiez.

Octave

Si au moins j'avais l'espoir de te voir corrigé !...

Guignol

Oh ! Monsieur, à présent c'est sacré ; je veux être battu comme plâtre si jamais...

Octave

Allons, rentrez... Allez brosser mon habit... J'ai à sortir.

Guignol

Y a-t-il quéque commission à faire, quéque chose à porter ?

Il lui donne un soufflet.

Octave

Impertinent ! Portez donc cela.

Il s'enfuit.

Guignol

Merci, petit maître. La lettre est affranchie : faudra-t-il vous rapporter la monnaie ?

Scêne Iv

Octave, Mademoiselle Émilie

Octave

Le drôle est amusant ; quel dommage qu'il ait un pareil défaut !... Comment le garder sans irriter mon père ? Et comment le renvoyer sans déplaire mortellement à Mademoiselle Émilie ? Mais la voici ; il faut bien lui raconter cette malheureuse histoire.

Mademoiselle Émilie

Bonjour, Monsieur Octave.

Il salue.

Octave

Mademoiselle.

Mademoiselle Émilie

Vous êtes bien soucieux, bien maussade aujourd'hui.

Octave

Je suis fort triste, Mademoiselle.

Mademoiselle Émilie

Il me semble que vous devriez recevoir un peu plus gracieusement la visite qu'on vous fait, MonSieur. Où est Guignol ?

Octave

C'est précisément votre protégé qui me donne du souci.

Mademoiselle Émilie

Qu'a-t-il donc fait ce pauvre garçon ?

Octave

Je vous conseille de le plaindre : gourmand, menteur,... tous les vices ! Si vous ne vous intéressiez, pas à lui...

Mademoiselle Émilie

Ne vous gênez pas, Monsieur. Renvoyez-le ; mais je suis certaine qu'il n'est pas coupable.

Octave

il dévore tout : fruits, sucre, vins d Espagne ; rien n'échappe à sa gourmandise. Hier, mon père a voulu faire servir des confitures à des dames et tous les pots avaient été goûtés par Guignol.

Mademoiselle Émilie

Cela n'est pas possible.

Octave

Il vient de me l'avouer.

Mademoiselle Émilie

Je n'en crois rien. Avec la menace on fait avouer tout ce qu'on veut à un garçon simple comme lui... Je vois bien que vous voulez me faire de la peine... Vous n'avez aucune affection pour moi... C'est bien mal de vous venger sur un pauvre garçon parce que je le protège.

Octave

Mademoiselle !

Mademoiselle Émilie

Je venais pour vous donner une bonne nouvelle... Je ne vous la dirai pas.

Octave

Oh ! Dites-la-moi, Mademoiselle, je vous en supplie.

Mademoiselle Émilie

Non, certainement... Accuser injustement un pauvre domestique !

Octave

Injustement ?... Et si je vous prouve sa gourmandise ?... Si je vous le fais prendre sur le fait avant la fin du jour ?...

Mademoiselle Émilie

Oh ! Alors...

Octave

Alors me direz-vous votre nouvelle ?

Mademoiselle Émilie

Oui, Monsieur, je suis sûre de gagner... Et si vous ne réussissiez pas ?

Octave

Je me soumettrai à tout ce que vous ordonnerez... Je subirai la peine que vous daignerez m'infliger.

Mademoiselle Émilie

C'est convenu.

Octave

Convenu !

Mademoiselle Émilie

Adieu, Monsieur, préparez vos stratagèmes ;... Mais souvenez-vous bien que si vous ne réussissez pas, non seulement je ne vous dis pas le motif de ma visite, mais je vous défends de jamais vous représenter devant mes yeux.

Scène 5

Octave, Guignol

Il appelle.

Octave

Je crois que je n'aurai pas grand'peine à gagner mon pari. Guignol ! Guignol !

Guignol

Voilà, maître, je viens.

Octave

Allons, il a la bouche pleine. Il étouffe, le malheureux !

Il tousse et crache.

Guignol

Voilà, voilà, borgeois.

Octave

Qu'as-tu donc ?

Guignol

C'est la poussière. En battant votre habit, il est tombé dans les équevilles ... Quand j'ai voulu le brosser, la poussière m'a rempli la corgniôle.

Octave

Elle paraît fort épaisse cette poussière,

À part.

Guignol

C'est fini. J'avais attrapé un pâté aux quenelles ; y a une patte d écrevisse qui s'est mise en travers et qui ne voulait plus descendre la Grand'côte. Si j'avais pas avalé quéques cornichons, je tournais l'oeil.

Octave

J'ai une commission à te faire faire.

Guignol

J'y vais, petit maître.

Octave

Où vas-tu ?

Guignol

Faire votre commission.

Octave

Et où ?

Guignol

Ah ! Je fais pas.

Il sort.

Octave

Tu es aussi étourdi que gourmand, attends-moi là un instant.

Guignol

Oh ! Que les maîtres Sont difficiles à contenter ! Si on leur demande des explications, ils disent qu'on est bête si on leur en demande pas, ils disent qu'on est étourdi ; je sais plus comment les prendre... Après çà ils ont bien leurs peine... Moi, si j'étais maître, je voudrais point avoir de domestiques.

Octave

Tu vas porter cela à Mademoiselle Émilie... Aie bien soin de ce pot : il contient des confitures, mais des confitures de l'Inde, au bambou et à l'ananas... Elles valent trois cents francs le pot... Va et reviens au plus vite.

Scène 6

Guignol

Il met le nez sur le pot.

Il prend le pot.

Il ôte le papier.

Il prend le pot.

II suce son doigt.

Il goutte encore.

Il met la tête dans le pot.

Il regarde.

Il sort.

Guignol

Des confitures de dinde et de trois cents francs le pot !... Çà doit être un peu chenu... Çà me fait la chair de poule de porter quéque chose de si bon... Oh ! Je veux pas en goûter, j'ai promis... C'est sacré... Mais je peux ben les sentir... Si j'ai un nez, c'est pas pour en faire un tuyau de poêle... Oh ! Quelles sentent bonnes ! Quelles sentent bonnes ! Ça sent la violette, la rose, le jasmin et le jus de saucisse !... Allons, allons ! Emportons-les... Oh ! Cette odeur me prend le nez ; çà me met sens dessus-dessous. Elles doivent être bien jolies... Si je les regardais !.. Ça n'en ôtera pas ; et si on a des quinquets, c'est bien pour s'en servir. Oh ! Quelle jolie couleur ! Couleur de pomme, couleur de vin... Elles me donnent dans l'oeil ; çà me fait comme un rayon de soleil dans un fiau d'eau... Allons, allons, pas de bêtises, emportons-les... Tiens, mon pouce qui y a touché ! Mon pouce en a ! Si je le lichais... Oh ! Que c'est bon ! Que c'est bon ! Qué velours dans la corgniôle ! Bah ! J'y mets les doigts. ... Oh ! Je n'y tiens plus, je n'y tiens plus. ... Ah ! Malheureux, quai-je fait ?... Y en a-t-il encore ? Il n'y a plus rien... Ah ! Gredin, te manges pour trois cents francs de confitures ! C'est plus que te ne vaux... Que faire du pot à présent ?... Je vais tout de même le porter... On croira que c'est le chat qui les a mangées.

$cène Vii

Octave, Guignol

Octave

J'espère que mon pari est gagné à présent... Ah ! Monsieur le gourmand, après le péché la pénitence... à nous deux maintenant... Le voici ! Il a été leste,

À part.

Guignol

J'ai laissé le pot à la salle à manger ; personne ne m'a vu.

Octave

As-tu fait ma commission ?

Guignol

Oui, maître.

Octave

Mademoiselle Émilie était-elle chez elle ?

Guignol

Oui, maître.

Octave

A-t-elle regardé ce que tu lui apportais ?

À part.

Haut.

Il aperçoit qu'il a laissé sur la bande la couverture du pot et cherche à la faire tomber.

Guignol

Il faut que je mente à présent. Allons, un de plus. Oui, maître.

Octave

En a-t-elle goûté ?

À part.

Guignol

Oui, maître, oui, maître ; elle les a trouvées très bonnes. Je mens avec un aplomb...

Octave

Ah ! Malheureux, qu'ai-je fait ?

Guignol

Quoi donc, borgeois ?

Octave

Cours vite, mon cher Guignol ; cours, empêche qu'elle n'en mange encore !

Guignol

N'y a pas de risque ; mais quoi donc qu'y a ?

Octave

J'étais fou, vois-tu ! Ce matin, j'ai eu une querelle avec Mademoiselle Émilie ; elle m'a défendu de la revoir. J'ai cru qu'elle voulait en épouser un autre.... La jalousie... La colère m'ont égaré... J'ai voulu me tuer... mais j'ai voulu me venger aussi.... Ces confitures que je lui ai envoyées... Elles étaient empoisonnées.

Il pousse un cri et se laisse tomber sur la bande.

Guignol

Empoisonnées ! Ah ! Je suis mort.

Octave

Comment, mort ?... Est-ce que tu en aurais mangé?

Guignol

J'en ai goûté une petite braise... Ah! maître,ça me brûle!

Octave

Je vais te faire faire du contre-poison.

Guignol

Ah ! Maître, faites-en faire un plein chaudron... Que je souffre ! Que je souffre !...

Scètnie Viii

Mademoiselle Émilie, Casssandre, Guignol, Octave

Mademoiselle Émilie

Mais qu'y a-t-il donc ?

Casssandre

Qu'à donc ce maraud à hurler ainsi ?

Guignol

Il y a que je suis mort : pas plus que çà !

Mademoiselle Émilie

Comment tu es mort, et tu parles ?

Guignol

Je me suis conservé la parole... mais il ne me reste plus que cela.

Casssandre

Voilà un nouveau genre de mort. Mais qu'est-ce qui t'a tué ?

Guignol

J'ai pris le bocon... J'ai mangé de la poison.

Octave

Mademoiselle, je l'avais chargé de vous porter des confitures ; il les a mangées en route, et pour le punir je lui ai fait croire qu'elles étaient empoisonnées.

Mademoiselle Émilie

Ah ! Vilain gourmand ! Tu m'as fait perdre ma gageure.

Casssandre

Allons, drôle, relève-toi ! Tu n'es pas mort du tout.

Guignol

Vous croyez ?... Non,vrai, si je suis mort, il vaut mieux le dire.

Octave

Relève-toi donc : il n'y a de vrai dans tout cela que ta gourmandise.

Guignol

Ah ! J'ai eu une fière favette, tout de même.

Octave

Mademoiselle, puisque j'ai gagné ma gageure, ne me direz-vous pas la nouvelle que vous m'apportiez ce matin ?

Mademoiselle Émilie

Il le faut bien, Monsieur, je venais vous annoncer que mon père consent à notre mariage.

Octave

Quel bonheur ! Mon père !

Il l'embrasse.

Casssandre

Je suis très heureux de cette union. Ma bru, embrassez-moi... Et ce drôle ?

Octave

Mon père ? Il faut lui pardonner, puisque sa sottise vient d'être l'occasion d'une telle joie pour votre fils.

Casssandre

Eh bien ! Je vous le donne. Il entrera à votre service le jour de votre mariage.

Octave

Te voilà corrigé, je l'espère.

Guignol

Oui, not' maître. Cependant le jour de la noce je pourrai bien faire bombance ? Ce sera la dernière fois.

Octave

Ah ! Mes pauvres confitures !

AIR : J'aime les petits pâtés.

Guignol

Mon amour pour té pâté Et la confiture M'a plus d'une fois jeté En triSte aventure. Tout d' mêm' si vous en riez, Aujourd'hui je chanterai : La bonne aventure, oh gué ! La bonne aventure !

Texte : Théâtre classique, édition de Paul Fièvre, licence CC BY-NC-ND 4.0. Reproduit sans modification ; distribution et mise en page : Réplique.

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