Proverbe · 1837

Faire sans Dire

d’Alfred de Musset

Représentation
≈ 19 min
Distribution
1 femme, 3 hommes
Répliques
133
Écriture
En prose
Dans l’app
Voix prêtes

Distribution

Par ordre d’importance. Temps de parole estimé au débit d’une représentation.

RôleRépliquesTemps de paroleScènesPart du texte
Mariani H 55 ≈ 10 min 1
L'Abbé H 16 ≈ 4 min 1
Julie F 51 ≈ 3 min 1
Appiani H 10 ≈ 1 min 1
PDF

Faire Sans Dire

Scène 1

Mariani, Une Voix, L'Abbé, Julie, Appiani

Il serre sa flûte.

Il ferme sa fenêtre.

On frappe.

Mariani

Maintenant que te voilà belle, ma chère basse, va-t'en là ; - il faut que je me couche. Je t'ai joliment frottée, ma grosse ! Comme tu reluis ! Tu es bien contente. Cette vilaine poussière te rendait honteuse. Petite ! Petite ! Tu vieillis. Ah ! Dieu du ciel, moi aussi. Que de lumières il y a là-bas ! Hélas ! Il est minuit. C'est maintenant que la richesse s'éveille, et que la pauvreté s'endort. Bah ! Toute cette musique à copier sera finie demain. Le diable soit de la plume qui a fait un pâté sur cette page. Triste ou gai, pourquoi le serais-je ? Vivre sans inquiétude et sans espérance, est-ce être heureux ou malheureux ? Ah ! Pauvre lit, tu sens le tombeau. Pauvres murs, les rayons du soleil ne vous aiment guère ; vous êtes si noirs ! Allons, serrons tout ceci. - La médiocrité est une triste chose. Il est certain que je dîne, que je vais et viens ici et là, comme un renard dans une ménagerie ; mais il n'est pas prouvé que cela s'appelle vivre. Ainsi pourtant l'âge arrive, et la mort, - à quoi vais-je rêver ? Il m'a semblé tout à coup que j'entendais courir. Qui est-ce qui crie ? Ma foi on se sauve ; on s'arrête par instant ; - il se fait quelque coup de main dans ce méchant quartier. Qui est là ?

Entrent Julie masquée et l'abbé Fiorasanta.

en dehors

Une Voix

Ouvrez, ouvrez, qui que vous soyez.

Julie s'assoit.

L'Abbé

Fermez la porte ! La porte ! Ouf ! Je suis plus mort que vif.

Mariani

En quoi puis-je vous servir, Monsieur ?

L'Abbé

Vous vous mourez, belle Julie. Cette fuite précipitée, mon idole, m'afflige autant que vous. Je serai chassé des États du Pape !

Mariani

Pourquoi cela ?

L'Abbé

Silence, mon cher monsieur ! Paix ! Paix ! Voilà un bruit d'armes et de chevaux. Ah Dieu ! Nous sommes sauvés ! Dieu nous sauve ! Monsieur, n'y a-t-il pas une seconde issue dans cette maison ?

Mariani

Oui ; voilà la porte de mon caveau qui donne sur la campagne.

L'Abbé

Y pensez-vous ? En rase campagne ? Ô ciel ! Ceux qui ont juré ma mort sont à cheval. Ah ! C'est fini, voilà la fin de tout ; c'est mon heure dernière.

Mariani

Si, en frappant à cette porte, vous n'avez voulu demander que l'hospitalité, Monsieur l abbé, je puis me retirer, et la décence même m'en fait un devoir.

L'Abbé

Ah ! Monsieur, si vous pouviez nous sauver d'une manière ou d'une autre, mon oncle le Cardinal vous récompenserait.

Mariani

Parlez, dites un mot. Que puis-je faire ?

Il lui parle à l'oreille.

L'Abbé

Qu'il vous suffise de savoir qu'on nous poursuit, Monsieur, et que votre coeur fasse le reste. Il m'est impossible de vous confier en entier le secret d'une aventure...

Julie

Cet homme est mon amant, Monsieur ; j'ai quitté, il y a un quart d'heure, la maison de ma mère, et mon frère nous poursuit.

L'Abbé

Nous ne pouvons rester là, ma flamme, mon bien chéri. Voilà des torches qui rôdent par ici.

Julie

Tu as peur, Fiorasanta.

L'Abbé

Que nous nous séparions, voilà le vrai moyen. Que peut-on prouver si l'on nous trouve dans deux endroits différents ?

Julie

Demande une épée à Monsieur, et reste.

L'Abbé

Voilà bien les femmes ! Un duel entre moi et votre frère accommoderait bien les choses ! Tenez, belle Julie, n'en parlons pas ; je suis sûr qu'en vous confiant à monsieur, je vous laisse entre les mains d'un galant homme, je me hasarderai par les champs, et rentrerai au palais, si je puis. Demain, à la pointe du jour, je reviens vous prendre, et nous partons.

Julie

Pourquoi veux-tu te sauver et me laisser ?

L'Abbé

Parce que nous ne pouvons fuir ensemble sans danger. On n'attrape pas aisément un homme seul, et d'ailleurs que pourra-t-on me dire ?

Elle se rassoit.

Julie

Pars, si tu veux.

L'Abbé

Vous voyez, seigneur cavalier, de quoi il s'agit. Cette jeune demoiselle est la Comtesse....

Mariani

Je ne vous demande pas de nom, Monsieur ; voilà mon manteau, et la porte est ouverte.

Il met le manteau de Mariani.

Il sort.

L'Abbé

C'était un coup monté de partir cette nuit en chaise de poste. Nous avons été surpris, et obligés de fuir... - Ô ciel ! Tandis que je parle, le comte Appiani, son odieux frère, promène ses torches de tous côtés ! Jamais sa sainteté ne pourra me pardonner ; - et mon oncle le cardinal ne me donnera pas un ducat. Heureusement que ce frère ne saurait m'avoir vu nulle part ; j'étais encore au séminaire dimanche dernier ; d'ailleurs il n'a pu distinguer mon visage dans toute cette fuite. Monsieur, je vous confie la plus charmante femme de l'Italie.

Mariani

Vous pleurez, Mademoiselle ?

Un silence.

Julie

Non.

Mariani

Les torches approchent de la maison. Il est très possible qu'on y frappe, puisque vous y avez frappé vous-même. Que fera votre frère s'il vous trouve ici ?

Julie

Je n'en sais rien.

Mariani

Pardonnez-moi mes questions. En supposant qu'il vous rende à votre mère, croyez-vous qu'elle vous pardonne ?

Julie

Je n'en sais rien.

Mariani

Jugez-vous à propos de vous retirer dans une pièce écartée de cette maison ? Alors je pourrais tout nier dans le cas où l'on vous y viendrait chercher ; ou croyez-vous qu'il vaille mieux vous en remettre à la générosité du comte Appiani ?

Julie

Je n'en sais rien.

Mariani

Vous seule cependant pouvez décider de ce qu'il faut que je fasse et de ce que vous devez faire vous-même. Ayez du coeur et ne désespérez pas.

Julie

En voilà un qui ne désespère pas.

Il s'assoit. On frappe à la porte.

On frappe un second coup.

On frappe encore.

Mariani

Ou cette femme est bien peu de chose, ou elle mérite qu'on fasse tout pour elle. Voyons ; faut-il que je la rende à son frère ? Faut-il que je me mêle de cette affaire-là ? Je ne la connais pas, cette femme. Voyons ! Voyons ! Suis-je un lâche, ou ai-je du coeur ? Voilà son frère, cela est clair. Il n'est pas bien difficile de trouver cette maison isolée. Faut-il que j'ouvre ? Et quand j'aurai ouvert, que faut-il que je fasse ? Au fait, tout cela ne me regarde pas. Est-ce ma faute si son amant est un poltron fieffé, et s'il la jette à la tête du premier venu pour sauver sa peau ? D'un autre côté, si je me croise les bras, son frère peut être un brutal, et elle n'a personne pour la défendre. D'où sort-elle ? Et qu'est-ce qui me dit qu'elle ne va pas me rire au nez, si je fais le rodomont ? Il faut faire tout ou rien.

Elle ôte son masque.

Julie

À quoi pensez-vous, Seigneur cavalier ?

Julie sort.

Il va ouvrir. Entre Appiani.

Mariani

Entrez ici, Madame, et laissez-moi faire. Qu'elle soit ce qu'elle voudra, elle est belle comme le soleil.

Appiani

Qui êtes-vous ?

Mariani

Et vous ?

Appiani

Ma soeur est ici.

Mariani

Qu'en savez-vous ?

Appiani

Es-tu son amant ?

Mariani

Que fais-tu, si je le suis ?

Appiani

Dis oui ou non, ou tu es un lâche.

Mariani

Non.

Julie rentre.

Appiani

Julie ! Sors de cette chambre. Ne te cache pas ; je t'ai vue par la fenêtre.

Julie

Bonjour, Benventlo ; me voilà.

Appiani

Ta mère te déshérite, ma soeur. Ton père te maudit.

Elle tombe.

Julie

Jésus ! Jésus !

Appiani

Si tu me connais, tu sais que je ne pardonne pas. Vis comme tu pourras ; je ne viens pas te chercher pour te ramener, comme tu peux le croire ; fais-toi entretenir par ton amant. On se passera de toi, fillette.

Mariani

Taisez-vous ; elle va mourir.

Appiani

Qu'elle meure, celle qui a un amant qui ne la défend pas ! Corps de Bacchus ! Quel nom porte celui qui laissa tomber une femme sans la relever ?

Mariani

Six cents ducats chez Angelo, - deux cents ducats chez Baptista. - La maison peut en valoir quinze cents, avec le jardin...

Appiani

Quel nom porte celle qui quitte son père et sa mère pour un gredin qui ne vient pas quand on l'appelle ? Holà ! N'y a-t-il rien ici qui ressemble à un homme ? T'es-tu enlevée toute seule, Julie ?

Il compte à voix basse.

Mariani

Les frais du concert et l'éclairage payé, il m'est resté quinze cents francs... quinze cents et cinq cents d'une part...

Appiani

Qu'est-ce que tu marmottes, valet ?

Mariani

Avez-vous quelque autre parent, quelque autre protecteur au monde, Madame ?

Julie

Pas un.

Il sort avec Appiani. Julie seule se met à genoux, et récite un Ave Maria. Un long silence. Mariani rentre.

Mariani

Viens, toi, tu es mort.

Julie

Ô Christ ! Et mon frère ?

Mariani

Priez pour lui.

Julie

Bourreau, pourquoi l'as-tu tué ?

Mariani

Parce qu'il fallait que je me battisse, et que si je l'avais laissé faire, il m'aurait tué.

Julie

Pourquoi te bats-tu pour moi ? Tu n'es pas mon amant.

Mariani

Votre mère vous déshérite ; votre père vous a maudite. Je vous ai demandé si vous aviez quelque autre protecteur au monde ; vous m'avez dit que non. Sans les injures de votre frère, tout pouvait encore se concilier. Votre famille pouvait se laisser fléchir et révoquer l'arrêt qu'elle a prononcé sur vous ; mais votre frère a voulu un duel. Rentrez dans cette chambre, Madame, ma vue doit vous faire horreur.

Julie

Laissez-moi partir d'ici.

Mariani

Où allez-vous ? La maison de votre père est fermée.

Julie

J'ai un père là-haut qui a la sienne ouverte.

Mariani

Dieu ne console pas les pauvres, Madame, et vous êtes déshéritée. Si vous croyez qu'on se fait religieuse comme on veut, vous vous trompez.

Julie

Mourir, alors !

Mariani

Si vous mourez, j'ai commis un crime inutile.

Julie

Que voulez-vous donc de moi ?

Mariani

J'ai fait avertir Fiorasanta, votre amant.

Julie

Vous le connaissez ?

Mariani

Oui. Êtes-vous fière, fille des Appiani ?

Julie

Assez pour ne jamais parler à un lâche.

Mariani

Il ne viendra pas.

Julie

Pourquoi ?

Mariani

Parce que c'est un lâche. Maintenant, êtes-vous capable d'écouter ce que j'ai à vous dire ? Ou voulez-vous que je vous laisse seule jusqu'à la pointe du jour ? Je ne puis rester ici plus longtemps ; mon adversaire est tué sans témoin, et le meurtre est puni de mort.

Julie

Qu'est-ce que vous voulez me dire ?

Mariani

Pouvez-vous supporter ma vue patiemment ?

Julie

Parlez.

Mariani

Cherchez bien dans votre mémoire s'il vous reste un moyen de vivre en paix pendant quelques mois, peut-être pendant quelques années, jusqu'à ce que votre famille veuille vous pardonner et vous recevoir de nouveau.

Julie

Quand les Appiani pardonnent, les rivières changent de cours.

Mariani

Je vous laisse cette maison, qui est à moi. Vous y resterez sous le nom que vous choisirez ; mes habitudes étaient solitaires, et l'on ne saura peut-être pas que ce pauvre taudis a changé de maître.

Julie

Et toi ?

Mariani

Moi, je suis un homme : un homme vit avec ses bras. Si vous êtes chassée de votre famille et privée de vos biens irrévocablement, vous avez de quoi vivre ici. Si vous redevenez riche un jour, vous me rendrez tout cela.

Julie

J'ai aussi des bras ; je puis me faire ouvrière.

Mariani

Prenez garde à un mouvement d'orgueil.

Julie

Prenez-y garde aussi.

Mariani

Ai-je agi trop vite ?

Elle marche à grands pas.

Julie

Non ; mais !...

Mariani

Les nuits sont courtes dans cette saison. Voilà l'Orient qui se colore. Dans une heure il faut que j'aie quitté Rome.

Julie

Ta patrie, Mariani.

Mariani

Cette ville n'est pas ma patrie; je suis Vénitien. Tenez, il y aura dix ans à l'Assomption que, par une nuit comme celle-ci, j'entrai dans cette belle cité. Les feux du matin paraissaient, comme en ce moment, derrière ces collines ; je portais avec moi cet instrument. J'étais jeune, joyeux, et sûr de réussir. Je n'avais rien, tout est venu depuis en travaillant. Aujourd'hui ce sera dans ma chère Venise que je reviendrai. Comme un chanteur en voyage ; et si mon bon génie est las de me suivre, j'irai mourir pour la liberté de l'Italie.

Julie

Tu es brave, mais tu es fou.

Il se jette à genoux.

Mariani

Je vous supplie d'accepter.

Julie

Mais quel nom porterai-je ici ?

Mariani

Un nom plébéien, c'est une sauvegarde.

Julie

Je passerai pour une aventurière. Comment, à la première recherche, ne découvrira-t-on pas qui je suis ? Si je ne tiens à rien, si je ne connais personne, personne ne répondra pour moi, et je serai mise en prison par mes parents ou par la police.

Mariani

Je puis pour cela vous offrir un moyen certain. Je crains que vous me refusiez.

Julie

Lequel ?

Il s'éloigne.

Mariani

Je vous le dirai plus tard. - Maintenant, permettez-moi de me préparer à partir.

Elle s'agenouille de nouveau, et prie.

Julie

Es-tu fou aussi toi, mon coeur ? Quel rêve fais-tu ? Cet homme est chaud du sang de ton frère.

Mariani

Voici ce que je vous propose ; seule ici, quel que puisse être le serviteur que je vous laisserai, il vous faut en effet un nom qui réponde pour vous ; je vous offre le mien.

Julie

Ton nom ?

Mariani

Il n'est pas noble, mais il est sans souillure ; du moins jusqu'à ce jour. Mon père était joaillier à Venise ; il fut ruiné par un naufrage ; j'ai un frère qui est riche et qui fait le commerce à Bassora. Ma famille ne remonte pas bien haut ; cependant quand le père de mon père est mort, il occupait dans l'armée un grade distingué.

Julie

C'est ton nom, Mariani, qui est trop noble pour moi.

Mariani

J'étais sûr que vous refuseriez. Cependant il faut que je parte.

Julie

Non, non.

Mariani

Est-ce le nom d'un assassin que vous ne voulez pas porter ? Songez que si je ne disparais, demain, je change de rôle aux yeux du monde, et deviens victime.

Julie

Et que te donnerais-je en échange ?

Mariani

Un souvenir, qui me suivra comme une soeur fidèle dans les plus lointaines contrées.

Julie

Tu es jeune, Mariani; et le jour où tu aimeras ? Ne ferme pas ton coeur imprudemment ; que diras-tu alors ?

Mariani

Je dirai que j'ai laissé mon nom à une femme que les profondes mers séparent de moi, et que j'ai fini sur la terre.

Julie

Tu ne me connais pas, cependant ?

Mariani

Réponds-moi ; il faut que je parle.

Julie

Va dans cette chambre ; prends une cassette que j'ai apportée et qui contient quelques diamants ; elle est à toi.

Il sort. Une voix en dehors.

On frappe.

Mariani

J'accepte. Je vous dis que c'est ici, je reconnais la porte.

Entre Fiorasanta.

Julie

C'est toi !

L'Abbé

Oui, belle Julie, c'est moi ; j'ai reçu la nouvelle bien fâcheuse de la mort du comte Appiani ; savez-vous ce que j'ai fait ? J'ai tout appris à mon oncle le cardinal.

Julie

Eh bien ?

Mariani rentre.

L'Abbé

Eh bien, tout est au mieux ; il consent à payer à sa Sainteté ce qui est nécessaire pour avoir notre pardon ; il exige seulement que nous quittions la ville pour quelque temps. Nous irons à Naples, où je quitte les ordres, et où je vous épouserai. Mon oncle le cardinal a écrit à votre mère pour assoupir l'affaire, et lui demander votre main pour moi ; la réponse a été que votre frère a exigé en mourant qu'on vous pardonnât votre fuite. Les derniers instants de cet homme, autrefois inflexible, ont été consacrés à prier pour vous et pour lui-même. Vous ne me répondez pas ? J'amène avec moi vos porteurs, qui vont, s'il vous plaît, vous reconduire à votre palais, où mon oncle le cardinal s'est lui-même fait transporter ; à moins que vous ne jugiez plus convenable d'indiquer tout autre lieu qu'il vous plaira.

Julie

Mariani, j'ai le pardon de ma mère...

L'Abbé

Monsieur, je vous remercie pour tous, les soins que vous avez pris, et vous engage à venir avec moi. Mon oncle le cardinal ne laissera pas vos services sans récompense.

Julie

Écoute-moi, Mariani ; j'exige que tu me jures de m'accorder ce que je le demande.

Mariani

Je te le jure.

Julie

Sur la foi de ton âme ?

Mariani

Oui.

Elle se coupe une mèche de cheveux.

Elle fait ouvrir la porte et monte dans sa chaise.

Julie

Je me nomme Julie, comtesse Appiani.. Je suis pupille du cardinal Grimani, qui m'a laissé son bien par testament, après sa mort ; je veux que mon nom soit rayé de ce testament, et le tien écrit à la place. Maintenant, prends cette bague. ... et mets cela dedans.

L'Abbé

Où ordonnerai-je à ces porteurs de vous mener, Madame ?

Julie

Chez les soeurs de la Visitation ; prêtre, tu diras à ma mère que j'ai pris le voile.

Texte : Théâtre classique, édition de Paul Fièvre, licence CC BY-NC-ND 4.0. Reproduit sans modification ; distribution et mise en page : Réplique.

Du même auteur

Apprendre ce rôle pour de vrai ? Dans l’app Réplique, les autres personnages te donnent la réplique avec leurs voix, et l’app te fait retrouver ton texte jusqu’à ce que tu le saches.