La Maison des Dimanches
Scène 1
Valentin, René
Prenant la bouteille.
Réfléchissant.
Valentin
Ah ! Comme l'on dédaigne avec peu de raison Les aimables loisirs d'un gardien de prison ! C'est par le dehors seul, dans le siècle où nous sommes, Qu'on juge du bonheur ou du malheur des hommes. Parce que ce château, vieux débris du passé, A l'air sauvage et dur derrière son fossé, Parce qu'il a des tours où le hibou se pose, Il faut, bon gré, mal gré, que je sois très morose, Très bourru, très farouche, et que l'ombre des murs Rende sombres comme eux mes rêves les plus purs. Qu'ils sont naïfs ceux-là qui croient qu'une bouteille Contient moins de trésors dans sa panse vermeille, Parce qu'elle est logée au fond d'un château fort, Noir comme ses corbeaux, triste comme la mort ! Viens ici, ma mignonne, et laissons dire. Diable ! S'il est vrai que chacun doive aimer son semblable, Cet amour du prochain dont on rit aujourd'hui Doit au moins se prouver en trinquant avec lui. Sentinelle, approchez !
René
Le mot d'ordre ?
Valentin
Trombone Et cornet à pistons !
René
Mystère et Carcassonne !
Allant vers La guérite.
Valentin
J'ai là d'un vin exquis. Vous ne m'entendez pas : Un vin délicieux !
René
Faites encore un pas, Et je fais feu.
Valentin
Vraiment ?
René
Quand il est au port d'arme, Un soldat ne boit pas : je vais donner l'alarme !
Valentin
Voilà comme on accueille un vin de quarante ans, Qui ressusciterait un mort des anciens temps Et ferait en plein air tituber son squelette ! Ah ! si mon fils René, qui, sur un coup de tête, Pour un rien, pour un mot, est allé, pauvre oison, S'enfermer loin de nous dans une garnison, Se trouvait comme vous là, dans cette guérite, Certes de ma bouteille il s'approcherait vite. À propos, n'avez-vous pas connu mon René ? C'est un brave garçon, très joyeux, bien tourné, Qui doit faire à cette heure un parfait militaire...
Bas.
René
Quand il est au port d'arme, un soldat doit se taire. Mon bon père !
Valentin
Voilà le refrain revenu ! Ainsi, mon cher ami, vous n'avez pas connu.
René
Dites encore un mot, et je fais feu.
Valentin
Quel homme ! Allons boire tout seul. C'est qu'il le ferait comme Il le dit.
René
Mon bon père ! Il n'a pas soupçonné Que sous ce capuchon se cache son René, Et que, muet, drapé dans ma capote grise, Je ménage à son coeur la plus douce surprise.
Valentin
Ce vin dans mon gosier glisse comme un velours ; Mais j'ai beau m'étourdir, je me souviens toujours La fuite de René rend mes gaîtés moins franches.
Scène 2
Fanny, Valentin
Fanny
Je reviens habiter ma maison des dimanches : Bonjour.
Valentin
Bonjour, Fanny ! Quoi ! De si grand matin ?
AIR de Muselle, de Murger.
Fanny
On est si bien ici, bon papa Valentin !
Valentin
C'est parfait : nous savons que tu chantes comme une Fauvette chante au bois, la nuit, au clair de lune ; Mais tu n'as pas encore à mes yeux étalé Un ordre un peu précis de la mettre sous clé...
Fanny
Un ordre ? Le voilà. Le parquet est bonhomme : J'arrive, je lui dis de quel nom je me nomme, Que je suis une enfant sans mère, qu'il fait froid, Que les vents de novembre ont emporté le toit De feuillages mouvants où, sans gêner personne, Je m'endors dans le mois où le ciel bleu rayonne ; Et le parquet, sachant que l'on est bien chez vous, Me donne un logement derrière vos verrous.
Valentin
Cet aimable parquet !
Fanny
Que voulez-vous ! j'adore Les grilles, je me plais avoir lever l'aurore À travers des barreaux : chacun a sa façon D'être heureux ici-bas. Moi, je dis ma chanson, Non quand je cours les bois, mais quand je suis en cage
Valentin
C'est un goût comme un autre.
Fanny
On prétend au village Que j'ai l'esprit troublé, que je devrais rougir. Rougir ? Rougir de quoi ? Faites-moi le plaisir De me dire pourquoi je devrais rougir d'être Couchée en un bon lit, les pieds chauds, la fenêtre Bien close, entre ces murs d'un château fort très vieux, Qu'a peut-être hantés l'ombre de mes aïeux. Fanny n'est plus ! je suis marquise et châtelaine ; Un petit page tient ma pelote de laine ; Un troubadour pensif erre sous mon balcon ; Des chevaliers, portant sur la dextre un faucon, Bardés de fer, les yeux sur une panoplie, Commentent le blason de ma race, et j'oublie Ma petite maison sans foyer et sans toit Qu'un enfant de dix ans renverserait du doigt.
Valentin
Es-tu spirituelle et folle !
Fanny
Un conseil, sire : Oh ! trouvez moins d'esprit à mes éclats de rire, Ébahissez-vous moins devant mes troubadours ; Sire, ouvrez moins l'oreille à mes méchants discours, Croyez moins à mon coeur, conseiller de ma tête, Et faites-moi plus vite embrasser Henriette !
Valentin
La voici juste avec madame Valentin : Je te quitte.
Fanny
Le temps est très beau ce matin : Sortez-vous du château ?
Valentin
Je vous quitte, madame.
Fanny
Le service avant tout.
Valentin
C'est lui qui me réclame ; Mais je reviens, prenant mes jambes à mon cou, Une fois votre nom sur mon cahier d'écrou.
Fanny
Allez. Je glisserai quatre mots à la reine, Et votre dévouement...
Valentin
Mes respects, châtelaine.
Scène 3
Henriette, Madame Valentin, Fanny, René
Henriette
Cette chère Fanny !
Madame Valentin
Tu reviens donc nous voir ?
Fanny
Je m'ennuyais, j'ai pris mes hardes, et bonsoir ! Jamais le même nid, toujours une autre branche !
Madame Valentin
On aime à visiter sa maison du dimanche !
Fanny
À cause des bons coeurs qui l'habitent.
Henriette
Merci.
René
Mais on va l'étouffer à l'embrasser ainsi !
Fanny
Que chante ce soldat ?
Madame Valentin
Chut !
Henriette
Est-ce toi, mon frère ?
René
Présent, mon colonel ! Donne ta main, la mère ; Rapproche-toi, la soeur : tout est-il ordonné ?
Henriette
Tout va bien.
René
N'a-t-il pas un instant soupçonné Que vous allez ce soir couronner notre ligue En tuant le veau gras pour son enfant prodigue ?
Madame Valentin
Il ne s'attend à rien.
René
Chut !
Madame Valentin
Chut !
Henriette
Chut !
Fanny
Chut ! ma foi, Puisque chacun dit : chut ! je ne vois pas pourquoi Je ne dirais pas : chut !
René
Soyons deux camarades : J'adore la gaîté.
Fanny
Je hais les gens maussades.
AIR : Dans mon verre, de Darcier.
Fanny
Rions donc.
Henriette
Rions donc.
Madame Valentin
Oui, mais n'oublions pas Notre petit complot : le temps marche à grands pas, Et bientôt sonnera l'heure douce à notre âme...
Elle va de long en large sur la scène.
Fanny
Bon ! j'allais oublier que nous jouons un drame ! Vos airs mystérieux me donnent le frisson : Est-ce sur le poignard, la corde ou le poison Que nous allons jurer ? Faut-il, comme au théâtre, Conspirer, déclamer, rugir, tonner, se battre ? Me voilà. Messeigneurs, mon épée est à vous ! Je descends de don Ruy Badilva que les loups D'Aragon saluaient de hurlements funèbres. Notre blason rayonne au milieu des ténèbres. Mon bisaïeul prenait par les cornes un boeuf Et, l'ayant assommé, l'avalait comme un oeuf. J'eus pour ancêtre Hernan, qui fut un Grand d Espagne, Épervier dans la plaine, aigle sur la montagne, Et dont le bras dompta trente rébellions. Mon aïeule Armanda faisait par des lions Traîner son char d'airain. Voici notre devise : « Je vise qui m'atteint, et j'atteins qui me vise ! » Les rois autorisaient mes aïeux à s'asseoir Sur les marches du trône ; et c'est pourquoi, ce soir, À l'heure où le sorcier pâlit sur son grimoire, On verra des éclairs luire dans l'ombre noire !
Madame Valentin
Charmante folle, va !
Henriette
Puisqu'on s'est de plain-pied Introduit dans le drame, écoutez, comme il sied, Les ordres que je donne aux gens de mon escorte. Ma mère et vous, mon frère, entrez par cette porte, Et laissez-nous ici. C'est notre bon plaisir.
Madame Valentin
Allons nous préparer : ton père va venir.
René
Mais pendant ce temps-là, qui montera ma garde ?
Henriette
Nous nous chargeons de tout.
Madame Valentin et René entrent dans la cellule, à gauche.
René
Adieu, la babillarde !
Scène 4
Henriette, Fanny
Henriette
Dis-moi, chère Fanny, me reconnaîtrais-tu, Une fois ce manteau sur mon front rabattu ?
Fanny
Moi ? Pas le moins du monde ! Aurais-tu le caprice De prendre ce manteau pour aide et pour complice ?
Elle se place dans la guérite.
Henriette
Oh ! c'est merveilleux ! Vois, ces plis raides et longs Tombent comme à dessein jusque sur mes talons ; Puis, il est d'une ampleur à m'envelopper toute : Je monterai la garde, et l'on n'y verra goutte. Il faut bien que mon père, en retournant ici, Trouve sa sentinelle et n'en ait plus souci.
Fanny
Eh quoi ! c'est sans fusil, monsieur le militaire, Que vous montez la garde ?
Henriette
Est-il bien nécessaire De porter un fusil ?
Fanny
Vous dites ? Palsambleu ! Prenez-moi ça, troupier.
Henriette
S'il allait faire feu ! S'il allait éclater !
Fanny
Au port d'arme, mignonne !
Henriette
M'y voilà.
Fanny
Je te trouve un faux air de Bellone.
Henriette
Ce fusil !
Fanny
Allons donc ! chante pour t'aguerrir. Quand on sert son pays, il faut vaincre ou mourir.
AIR. Du Chalet.
Fanny
Eh bien ! Cette chanson t'a-t-elle mis dans l'âme Un peu de cette audace étrangère à la femme Qui nous fait sans pâlir, sans nous épouvanter, Embrasser un fusil qui pourrait éclater ?
Henriette
Ma foi, je suis guerrière autant qu'on le peut être, Voyant que mon fusil commence à me connaître.
Fanny
Parlons alors sans crainte, ouvrons-nous notre coeur.
Henriette
Moi, je prends, pour t'entendre, un petit air vainqueur !
Un silence.
Fanny
Toi seule sais ici quel devoir me ramène Dans cette forteresse, après chaque semaine. Un soir, une étrangère et sa fille arrivant On n'a jamais su d'où, par la pluie et le vent, Hors d'haleine, encor loin des maisons de la ville, À ces pauvres vieux murs demandèrent asile. Ce château n'était pas encore une prison, Et ses libres créneaux, tapissés de gazon, Laissaient circuler l'air et flotter la lumière. La fille avait six ans ; la mère était ma mère. L'orage qui grondait, terrible, autour de nous, Me faisait chanceler d'effroi sur mes genoux ; Nous fûmes nous blottir dans une cour déserte, Tremblantes, au hasard, sur un lit d'herbe verte. Là je vis tout à coup ma mère s'affaiblir, Sa tête s'incliner, son visage pâlir ; Je pris la fuite, ayant senti frissonner l'aile De la mort qui planait, prête à fondre sur elle. Hélas ! quand je revins, son front était glacé ; Mais elle put me dire : « Enfant, j'ai déposé Un souvenir de moi dans ces murs en ruines ; Comme il pèserait trop à tes mains enfantines, Tu reviendras le prendre un jour, quand tu seras Grande comme ta mère et que tes petits bras Seront plus forts. Je sens qu'il faut que je m'en aille, Je me meurs... » Et, du doigt me montrant la muraille, Elle expira.
Henriette
Mon Dieu ! comme tu dois avoir L'âme triste en ces lieux !
Fanny
J'accomplis un devoir ; Et puis, même en contant leur infortune amère, Les enfants sont heureux, s'ils parlent de leur mère. J'ai vécu bien longtemps loin de ces affreux murs ; Mais les champs les plus beaux et les cieux les plus purs N'ont pas fait à l'enfant que son destin emporte Oublier ce château plein de sa mère morte, Et malgré ma jeunesse et malgré mon orgueil, J'en ai fait ma prison pour en franchir le seuil Et pour trouver enfin à travers ces ruines Ce souvenir trop lourd à mes mains enfantines.
Henriette
Séparons-nous. J'entends un bruit de pas.
Scène 5
Rognelard, Bonhomme, Fanny, Henriette
Rognelard
Docteur, Serez-vous sans pitié pour un entrepreneur ?
Bonhomme
Hé ! Monsieur Rognelard ! Vous me fendez la tête.
Rognelard
Hé ! Monsieur le docteur ! Je suis un homme honnête, Et vous me dépouillez.
Lisant une note.
Bonhomme
Moi, monsieur ? c'est trop fort ! Cette enfant est malade et chétive...
Rognelard
Elle a tort.
Bonhomme
Il lui faut de bons soins.
Sortant un calepin qu'il montre au docteur.
Rognelard
Mais, docteur, je vous jure Que j'ai fait un contrat de dupe. Nourriture, Chaussures, vêtements... Vous n'entendez donc rien Aux affaires, Monsieur ?
Bonhomme
Je les entends très bien.
Rognelard
Ainsi, vous laisserez figurer sur vos livres Ces deux oeufs à la coque et ce pain de trois livres ?
Bonhomme
Mais !
Rognelard
Vous me ruinez !
Bonhomme
Quand vous aurez fini !
Rognelard
Et tout cela, grands dieux, pour leur chère Fanny !
Fanny
Eh quoi ! Votre colère à mon sujet s'allume ?
Henriette
Ô falsificateur patenté du légume !
Bonhomme
J'inscris un oeuf de plus.
Rognelard
Passez donc des marchés !
Fanny
Monsieur, figurez-vous...
Bonhomme sort avec Rognelard qui gesticule.
Henriette
Que c'est pour vos péchés !
Scène 6
Valentin, Finot, Visiteur Anglais, Fanny, Visiteuse Allemande, Visiteur Italien, Visiteur Espagnol, Visiteuse Anglaise
Valentin
Silence dans les rangs, monsieur le militaire ! Quand il est au port d'arme, un soldat doit se taire.
Finot
Fus nous tissiez, monsir, que fus afres ici Te crands andiguidés ?
Visiteur Anglais
Vo avoir dit aussi Montrer le cage-fer du cardinal Balue ?
Fanny
Tous ces gens ne voient pas même qu'on les salue.
Visiteuse Allemande
Moi che temante à foir Tiane te Boidiers.
Visiteur Anglais
Vo avoir, paraît-il, un bannière-métiers ?
Visiteur Italien
La coulote del ré Dagobert ?
Visiteur Espagnol
La houlette De Juana d Arc ?
Visiteuse Anglaise
Moa vouloir toucher la tête De Cinq-Mars !
Finot
Les gefeux tu gefelu Glofis !
Visiteuse Allemande
Le rassoir t'Olifier le Taim !
Visiteur Italien
Le flor da lis Del drapel d'Henri quatre !
Bas.
Haut.
Finot
Allez-fus bas nous tire Guelgue chosse, monsir ? Ah ! Nous allons bien rire ! Tides-nous guelgue chosse.
Valentin
On vous montrera tout ! Ici, sous ces vieux murs, des siècles sont debout, Et vous frissonnerez, quand vous saurez l'histoire De ce château...
Visiteuse Allemande
Fraiment ?
Finot
Je finis par y croire !
Il se précipite avec les visiteurs vers la cellule où se trouvent René et sa mère.
Valentin
Mais, pour la lire à livre ouvert, pour pénétrer Dans l'horreur d'un seul coup, c'est là qu'il faut entrer !
Scène 7
René, Valentin, Visiteur Italien, Visiteuse Anglaise, Finot, Madame Valentin, Henriette, Fanny, Visiteur Anglais, Visiteuse Allemande
René
Mon père !
Valentin
Mon René !
Visiteur Italien
C'est oune histoire horrible.
Visiteuse Anglaise
Il a promis à nous une chose terrible.
René
Mon père !
Valentin
Mon René !
Finot
C'est drès tiferdissant.
Madame Valentin
Mais où donc est ma fille ?
René
Henriette !
Henriette
Présent !
Finot
Te blus vort en blus vort !
Fanny
La chose les intrigue.
René
Mesdames et messieurs, je fus l'enfant prodigue : Je reviens au foyer, et nous sommes heureux !
Finot
On ne verra donc pas ce cachot ténébreux ?
Fanny
Monsieur, on vous l'eût fait visiter à votre aise Quand vous parliez moins bien notre langue française.
Finot
Pincé !
Valentin
Mais pourquoi donc nous avez-vous...
Finot
Pour rien. Ce château fort et moi nous nous connaissons bien, Et je puis arracher son couvercle de pierre Au moindre des secrets qu'il cache à la lumière. Quand j'étais tout gamin, j'y venais très souvent Interroger l'écho dans les rumeurs du vent ; J'avais une complice, et la petite Berthe Partageait avec moi la moindre découverte
Fanny
C'est le nom de ma mère.
Finot
Un jour elle partit. Je ne l'ai plus revue : on était si petit ! Tout est ici pour moi sujet à rêverie. Tenez, ce mur...
Fanny
Ce mur ?
Henriette
Parlez.
Fanny
Je vous en prie.
Henriette
Parlez.
Finot
Eh bien ! ce mur s'ouvre à discrétion.
Fanny
Ô ma mère ! J'ai peur, je tremble...
Il touche du doigt le bas du mur. Une petite boite s'ouvre dans le fond, laissant voir une cassette, et sur la cassette une feuille de papier.
Finot
Attention !
Fanny
C'était là ! C'était là !
Henriette
Là !
Il lit à haute voix la feuille de papier.
Finot
L'histoire est complète : Qui donc a fourré là cette étrange cassette ? « Ma fille, ma Fanny, je confie à ces murs Cette cassette : ils sont inébranlables, sûrs, Dévoués, ayant vu sourire mon enfance. J'ai, ton père étant mort, voulu revoir la France, Et j'expire a deux pas de mon pays natal. Sois bonne, fais le bien, plains ceux qui font le mal. Mon frère Valentin, s'il vit, t'aimera certes Comme sa fille. Adieu. Ta pauvre mère : Berthe. »
Valentin
Ma nièce !
Madame Valentin
Notre enfant !
Visiteur Anglais
Tout cet émotion Fera grand préjudice à mon digestion !
Fanny
Ô relique chérie !
Valentin
À propos, vous qui faites Pirouetter les murs et bâiller les cachettes, Dites-nous, cher monsieur, à qui l'on a l'honneur...
Finot
Je suis tout simplement monsieur votre inspecteur.
Valentin
Diable !
Finot
Ici, je le vois, tout se passe en famille. Ce gaillard fait monter la garde par sa fille ! Ah ! Sans l'événement qui vous charme si fort, Je lançais contre vous un terrible rapport !
Visiteuse Anglaise
Shocking !
Visiteur Anglais
Moa vouloir, n'ayant pas la berlue, Voir le grand cage-fer du cardinal Balue.
Finot
Fus nous tissiez, monsir, que fus nous feriez foir Te crands adrocidés ?
Valentin
Fus basserez ce soir.
René
Ma cousine, un baiser sur vos menottes blanches.
Visiteuse Allemande
Z'est une brisson, zà ?
Fanny
La maison des dimanches.
Finot
J'y viendrai quelquefois passer un jour d'été.
Madame Valentin
Et nous te garderons ?
Fanny
À perpétuité.