Comédie · 1735

Le sérail de de lys

de [Anonyme]

Représentation
≈ 5 min
Distribution
1 femme, 1 homme
Répliques
11
Écriture
En vers
Dans l’app
Importable

Distribution

Par ordre d’importance. Temps de parole estimé au débit d’une représentation.

RôleRépliquesTemps de paroleScènesPart du texte
Alcibiade H 6 ≈ 3 min 3
Palmisse F 3 ≈ 1 min 1
Qui joue avec qui, scène par scène
Rôle Le Sérail de Lys
Alcibiade
Palmisse absentabsent
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Le Sérail de Lys

Scène 1

Alcibiade, Band'Alaise

À Band'alaise.

Alcibiade

Que vois-je ! Deux putains ? Que diable puis-je faire, Où m'avez-vous conduit ?

Il sort.

Band'Alaise

Ma foi c'est votre affaire ! Foûtez-les toutes deux, si vous pouvez, Seigneur, Tirez-vous en du moins avec un peu d'honneur.

Scène 2

Alcibiade, Godemichi

Aux putains.

À Godemichi.

Alcibiade

Il fuit ; en quel état cette fuite me laisse, Foutons, puisqu'il le faut, je sens que mon vit dresse. Mesdames, vous voyez que sans trop me flatter J'apporte dans ce lieu de quoi vous contenter : Ce vit long et carré peut assez bien vous foutre ! Je sais pour votre con qu'il faudrait une poutre ! Mais, si vous abaissez vôtre lubricité. Jusqu'à faire un essai de ma témérité, J'irai sans me flatter à dix coups sans reproche : Ce vit vous plaira-t'il ?

Elle sort.

Godemichi

J'en tient un dans ma poche, Qui jadis fut le vit d'un amant vigoureux, Qui mourut dans mes bras d'un transport amoureux Je vais vous le montrer, pour flétrir vôtre gloire, Et ne vous flaTtez point de pareille victoire ; Il ne faut que le voir, regardez-le, Seigneur, Fut-il un plus beau vit, en grosseur et longueur : Je l'ai fait embaumer, et je m'en sert encore ; Tout impuissant qu'il est, mon triste con l'adore. Vous pouvez à Palmisse offrit un vit si court, Elle est novice encore, faites-lui votre cour ; Peut-être que dix coups contenterons la belle, Ce qui n'est rien pour moi, peut être assez pour elle. Adieu.

Scène 3

Alcibiade, Palmisse

Alcibiade

Quelle gaillarde avec son appétit, Dix coups ne lui sont rien, et mon vit trop petit: Ah ! Si vous m'en croyez faisons lui regretter, Un vit dont la grosseur n'a pu la contenter.

Palmisse

Il ne faudrait pas voir celui qu'elle présente, Pour croire que du tien la grosseur me contente, Cependant essayons sa virile vertu, Je saurai qu'en penser quand il m'aura foutu ?

Alcibiade

Ah ! C'est où je t'attends, mettons-nous en posture, Car mon vit enragé ne tient plus de mesure ; Qu'il t'entre jusqu'aux poils, d'eut-t'il te suffoquer, Ton con est assez grand pour ne rien extorquer. Le sens-tu bien, Palmisse, t'entre-t'il jusqu'à l'âme ?

Palmisse

Achève, cher Alcibiade, d'assouvir mon ardente flamme.

Alcibiade

Ne vous contraignez point, agissez sans façon, Et voyez qu'au déduit je suis joli garçon : Ce n'est point tout encor, en voici bien d'un autre, On ne doit point sortir d'un con comme le vôtre; Et je veux vous foutant mille coups répétez, Vous marquer par mon vît l'excès de vos beautés. Déchargez-vous, Madame, ah ! Je ne sais qu'en croire, Son corps sans mouvement me donne la victoire. Courage donc mon vît, poussons encore plus fort, Faisons-là revenir par un dernier effort, Et pour la réveiller, enfonçons sa matrice, Oui... mais je pourrais bien gagner la chaudepisse. Que vois-je ! J'aperçois que mon vit languissant Ne bat plus que d'une aile, et va foutimassant, Mol, rentré en lui-même, et rampant sur la motte, Pour plus de sûreté rentre dans ma culotte.

Elle est effroyablement laide.

Palmisse

Où suis-je ! Et qu'ai-je vu ? Je te fais donc horreur ; Quoi, me quitter si tôt, double traitre, ah ! Seigneur, Sont-ce-là les dix coups qu'on me faisait attendre, À peine le plaisir a-t-il pu me surprendre, Que vous m'abandonnez à de cruels remords. Ah ! Je vais me livrer aux lubriques transports. Trois coups sont achevez que vous pliez bagage : Non, je ne puis tenir aux transports de ma rage. Pour assouvir mon con, je demeure au bordel, Où l'on me vengera d'un affront si cruel.

Alcibiade

Tu peux y retourner, putain abominable, Je fuirai pour jamais un con si formidable ; Le grand besoin de foutre, abusant de mon goût, M'a tellement pressé que j'ai foutu debout : J'attends de ma posture une infaillible goutte, Retire-toi d'ici, que l'ase te foute.

Texte : Théâtre classique, édition de Paul Fièvre, licence CC BY-NC-ND 4.0. Reproduit sans modification ; distribution et mise en page : Réplique.

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